La route suspendue

« Voir et raconter le monde », dans l’optique d’une philosophie et d’une poétique de la non-séparation culture/nature.
Textes, musique, danse sont à la fois mots, sons, mouvements, comme un matériau organique, brut, et indissociable, signifiant d’un rituel cosmique.
Une « décolonisation » de notre propre imaginaire social et culturel, en somme …<https://latitudes5-4.fr/nos-projets/creations-en-cours/la-route-suspendue/?preview=true/span>

François Guell | conception, saxophone, aérophones, objets

Christian Mariotto | percussions, objets

Christine Koetzel | textes

Lucile Guin | danse

Pierre Tallaron | mise en scène et dramaturgie

Stéphane Levigneront | création son

Martin Rumeau| création lumière


NOTE D’INTENTION | FRANÇOIS GUELL

« Ma rencontre avec l’expérience et les écrits de l’anthropologue Philippe Descola, à travers son immersion dans la société Achuar d’Amazonie, et à travers le récit et la tentative d’explicitation qu’il en a faite, s’est révélée décisive dans la genèse de mon projet.
Les sociétés primitives notamment « animistes », ont une vision « non séparée » du monde : Nature /Culture ; Animé/Inanimé ; Conscient/Inconscient, existant simultanément dans un éco-cosmos où finalement « Tout est culture » . Une forme de continuité, en somme, dans un monde pensé par ses acteurs en termes de relations et non d’individualités.
«Voir » et raconter le monde avec un imaginaire collectif dans le sens d’une « poétique » de la non-séparation est le cœur artistique du projet, où, la transdisciplinarité trouve naturellement tout son sens :
– le Texte/ parlé, psalmodié, chanté, à travers le conte, les rites, les différentes rhétoriques de médiation, de négociation, de conflit, avec un usage immodéré de la métaphore, début d’une écriture poétique…
– la Musique/ Le Tambour, le Chant , vecteurs entre autres des phénomènes de Transe
– la Danse/ comme rituel d’intégration individuel et/ou collectif.

Les trois disciplines, expression d’un même rituel social en interaction permanente entre le monde sensible et le monde spirituel, participent de la même écriture : parole/texte ; son/musique ; mouvement /danse ; écriture dans laquelle la dualité corps-esprit est abolie.
Dans cette optique, il s’agit à la fois et indissociablement d’un spectacle musical, d’un spectacle chorégraphique et d’un spectacle théâtral.
L’idée maitresse du projet est que la confrontation avec une altérité radicale, permet une « décolonisation » , une « déterritorialisation », abrupte, vertigineuse, sauvage, de notre propre univers mental et permet l’irruption soudaine d’une nouvelle écriture poétique du monde, d’une nouvelle sensibilité à l’Autre, au temps et à l’espace.


Pour en savoir plus :

> le dossier de présentation
> teaser extraits de résidence

Les prochaines résidences de création :

> du 18 au 29 mars et du 15 au 19 avril 2019 | Théâtre de Mon Désert de Nancy, avec présentation publique du projet, le jeudi 18 avril à 18h
> du 26 au 30 août 2019 | Espace scénique de l’Agence Culturelle Grand Est de Sélestat
> du 25 novembre au 1er décembre 2019 | Théâtre du Marché aux Grains de Bouxwiller
> du 3 au 5 décembre 2019 | La Méridienne, Théâtre de Lunéville

1ère de création les 5 ou 6 décembre – La Méridienne, Théâtre de Lunéville

PRODUCTION | Cie Latitudes 5.4
COPRODUCTIONS | la Méridienne, Théâtre de Lunéville – Scène conventionnée pour les écritures scéniques croisées, Ville de Nancy
SOUTIENS | le LEM de Nancy, l’Espace Bernard Marie Koltès de Metz, la Fabrique autonome des acteurs de Moussey, l’Agence Culturelle Grand Est, le Théâtre du Marché aux Grains de Bouxwiller.