La route suspendue

« Voir et raconter le monde », dans l’optique d’une philosophie et d’une poétique de la non-séparation culture/nature.
Textes, musique, danse sont à la fois mots, sons, mouvements, comme un matériau organique, brut, et indissociable, signifiant d’un rituel cosmique.
Une « décolonisation » de notre propre imaginaire social et culturel, en somme.

François Guell | saxophone, aérophones, objets,

Christian Mariotto | percussions, objets,

Christine Koetzel | textes,

Lucile Guin | danse,

Pierre Tallaron | mise en scène et scénographie,

François Cacic | son et lumière


NOTE D’INTENTION | FRANÇOIS GUELL :

« Je suis saxophoniste et compositeur dans le domaine du jazz et des musiques improvisées, depuis près de 40 ans, et j’ai toujours eu, par ailleurs, un vif intérêt pour l’anthropologie et la poésie sous toutes ces formes : ainsi, le moment est venu de rassembler ces envies et compétences dans un projet artistique original et pluridisciplinaire.

A ce jour, j’ai réuni des artistes en phase avec mes préoccupations, à savoir : la comédienne Christine Koetzel ; la danseuse Lucile Guin ; le batteur/percussionniste Christian Mariotto et le metteur en scène Pierre Tallaron.

Mon intérêt pour l’altérité m’a amené à me poser la question de la réalité de notre monde, de son objectivité, de ces certitudes, mis en perspective avec les mondes primitifs, disparus ou actuels, notamment ceux issus de l’animisme, monde vécu par ses occupants comme monde de la non séparation : nature/culture ; animé/inanimé/ ; conscient/inconscient ; minéral/animal/végétal ; le tout unifié dans un éco-cosmos où finalement, comme le souligne l’anthropologue P Descola « tout est culture ».

Alors,  « voir et raconter le monde » dans l’optique d’une poétique de la non-séparation trouve toute sa pertinence dans la transdisciplinarité du projet, qui prend dans ce cas, tout son sens !

Les textes, la musique, la danse sont à la fois mots, sons, mouvements, comme un matériau organique brut, signifiant d’un rituel cosmique ; ce qui signifie simplement que le projet est à la fois un projet musical, un projet chorégraphique et un projet théâtral.

L’ambition artistique de ce projet est de montrer en quoi cette confrontation à toute altérité culturelle, permet « une décolonisation » de notre imaginaire social, une déterritorialisation abrupte et sauvage de notre vision du monde en l’interrogeant sur ses présupposées ontologiques.

L écriture se fera « au plateau » à travers une relecture personnelle du matériau propre à « l’ethno-poétique (textes issus de la tradition orale évidemment retranscris), à travers les récits et « songs » des contemporains de différentes cultures, proches de nos préoccupations avec des auteurs tels que Chamoiseau, Pessoa, Thoreau, ou Gary Snyder….) ; mais également à travers notre propre vision, en utilisant des matériaux contemporains, dont les langages de l’improvisation et de la poésie sonore ». François Guell


Les premières résidences de recherche, d’écriture et d’expérimentation :

Du 26 au 30 mars 2018 au LEM de Nancy (54000), avec présentation publique du projet, le vendredi 30 mars à 17h au LEM

Du 25 au 29 juin 2018 au Théâtre Bernard Marie Koltès de Metz (57000)

Du 24 au 28 septembre 2018 à la Fabrique Autonome des Acteurs de Moussey (57700)

Du 1er au 5 octobre 2018 à La Méridienne, Scène Conventionnée de Lunéville (54300)


Dossier de Présentation